Préface du traducteur (Le Petit Catéchisme de Westminsteur)

Le petit catéchisme rédigé par l’assemblée des théologiens de Westminster

Traduit de l’anglais par Louis Durand.

Philadelphia : Presbyterian board of Publication.
N°1334 Chestnut street.

Bruxelles : Librairie chrétienne évangélique
Rue de l'Impératrice, 33. (1858)

Préface :

On sait la haute estime dont jouit, parmi les chrétiens évangéliques, l’assemblée de théologiens qui, au XVIIe siècle, tint ses séances à Westminster pendant plus de cinq années consécutives (1643-1648). Elle comptait, 60 laïcs, 120 ecclésiastiques choisis parmi les plus  pieux et les plus savants de l’Angleterre. Voici le beau témoignage qui leur est rendu par un homme lui-même si distingué, Richard Baxter, qui vivait à cette époque : « Les théologiens assemblés à Westminster étaient des hommes éminents par leur science, leur piété, leurs qualifications pour le ministère, et leur fidélité. N’ayant pas été digne d’être de leur nombre, je puis d’autant plus librement dire à leur égard la vérité telle que je la connais, et déclarer, même en présence de la méchanceté et de l’envie, qu’à en juger par l’histoire et par tout autre document qui nous est parvenu, le monde chrétien, depuis les jours des apôtres n’a jamais eu une assemblée de théologiens plus excellents. »
L’archevêque Ussher, plus connu sous son nom latinisé Ussérius, et beaucoup d’autres auteurs protestants, ont rendu un témoignage semblable.

L’assemblée des théologiens de Westminster rédigea une Confession de foi, un Grand et un Petit Catéchisme qui, encore aujourd’hui, servent de symboles et de drapeaux de ralliement (standards of doctrines) aux diverses Églises presbytériennes d’Écosse, d’Angleterre, d’Irlande et d’Amérique.
Le Petit Catéchisme résume, d’une manière admirable, en 107 questions et réponses, tout ce qu’il y a d’essentiel dans la doctrine et la morale chrétiennes. C’est comme la moelle de la théologie mise à la portée de toutes les intelligences.

Rien de plus systématique que l’ensemble ; rien de plus simple que chaque demande ; rien de plus concis et précis que chaque réponse, toujours conçue en tels termes qu’elle fait un tout par elle-même, indépendamment de la question ; avantage réel, puisque ainsi elle peut se graver avec plus de facilité dans la mémoire du lecteur, et y demeurer comme une semence de vie.

Mais plus il est vrai que le Petit Catéchisme est un chef-d’œuvre de saine et évangélique théologie, et qu’il est écrit avec une extraordinaire précision et concision, en sorte qu’il ne présente aucune longueur, que chaque mot y est à sa place et exprime exactement ce qu’il faut dire, plus il est vrai aussi que ce catéchisme demande à être traduit avec une grande attention. C’est donc en nous prescrivant cette attention comme un devoir, et en nous rappelant d’ailleurs tout le respect dû aux termes et à la pensée d’une pièce symbolique, que nous mis la main à notre traduction et travaillé, autant qu’il était en notre pouvoir, à la rendre irréprochable.
Nous recommandons à ceux qui désireraient un manuel du même genre, mais plus étendu, l’excellent ouvrage dont M. Émile Guers a publié une traduction à Genève, en 1840, sous le titre de Catéchisme de l’Église d’Écosse, développé par Jacques Fisher et d’autres ministres de l’Évangile. Il présente un bon développement de chacune des questions du Petit Catéchisme. La traduction de M. Guers nous a été plus d’une fois utile dans la préparation de la nôtre ; mais personne ne nous reprochera, espérons-nous, d’avoir voulu serrer de près l’original encore plus qu’il ne l’a fait.

Nous devons cependant ajouter que notre traduction, faite sur l’édition publiée à Londres, en 1848, par le libraire James Nisbet, ne donne qu’un choix des nombreux passages de l’Écriture cités en marge des éditions complètes du Petit Catéchisme. Quant aux demandes et réponses, qui forment la partie essentielle de l’ouvrage, elles sont intégralement reproduites. C’est nous qui avons fait la division en parties et paragraphes et ajouté l’appendice.

Veuille le Seigneur et Maître, lui qui veut qu’on lui amène les petits enfants, et qu’on instruise toutes les nations, en leur enseignant à garder toutes les choses qu’il a commandées, bénir cette nouvelle publication et a faire servir au salut et à l’édification de beaucoup d’âme !

Le traducteur.

Liège, le 17 octobre 1857.

http://books.google.fr/books?id=D7I9AAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

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